Dans les ann es 60, en Italie, un nouveau mouvement artistique se constitua avec des personnalit s d sormais aussi connues qu’Alighiero Boetti, Jannis Kounellis, Mario Merz ou Michelangelo Pistoletto. ll se caract rise par l’usage de moyens simples et de
mat riaux pauvres tels la terre, le verre, les branchages, les n ons lumineux ou la cire ainsi que par son opposition critique à un environnement toujours davantage technologis et aux m canismes de production de la culture de masse. Les images, objets, installations et performances aspirent, dans une anarchie stylistique, à retrouver les processus et l galit s naturels. Le pauvre, les moyens poreux ou bien fluides de la mise en forme, doivent ouvrir la perception aux « courants d’ nergie qui sont au fondement de toute chose » (Carolyn Christov-Bakargiev). C’est ainsi que s’ laborent des œuvres essentiellement processuelles, prises dans une tension entre nature et culture, anarchie et ordre. En même temps, ces « processus de perception visualis s » interrogent de manière sensible et po tique le grand h ritage culturel – de l’Antiquit et de la Renaissance.